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Ça y est j’ai fini la lecture…

  • crosjacques2
  • 2 févr. 2022
  • 2 min de lecture

… du livre de Pierre Alazard « Vie quotidienne à Béziers au XIX ° siècle ». Le début de la IIIème République voit se succéder à Béziers plusieurs maires ou élus faisant fonction de maire pour une période transitoire, voire de responsables mis en place par le pouvoir central a titre de délégation spéciale.

Celui qui assure la longévité la plus accomplie est sans conteste Alphonse Mas. Il a entrepris et mené à bien l’urbanisation de la ville. On lui doit en particulier la percée de la Rue Nationale qui porte aujourd’hui son nom et celle de la rue Française. Il faut indemniser les propriétaires de maisons vouées à la destruction. Notre édile a recours à l’emprunt.

En même temps d’autres grands travaux doivent être projetés comme la reconstruction du collège Henri IV cependant qu’est entrepris la réalisation du collège de filles qui deviendra le lycée Paul Riquet. A la même époque est aménagé le cimetière neuf. Cependant que la question de l’eau, à laquelle Ernest Perréal avait déjà été confronté, exige des bassins plus importants. Le système réalisé par l’ingénieur Cordier en 1827 se révèle insuffisant face à la croissance démographique. On n’atteindra pas toutefois le débit obtenu par la conduite des Romains qui ont amené l’eau à Béziers depuis Gabian !

Le plateau des Poètes est inauguré en 1867 mais ne sera achevé qu’en 1870. La première corrida aux nouvelles arènes a lieu en 1897. L’année suivante elles accueillent le spectacle Déjanire de Saint-Saëns qui sera suivie d’autres prestations prestigieuses comme Prométhée.

Alphonse Mas poursuit l’œuvre de laïcisation de l’enseignement primaire commencée par Ernest Perréal. Il vise aussi celle des employés de l’Hôtel-Dieu et de l’hospice Saint-Joseph. Le remplacement des religieuses par des infirmières sera obtenu par Souchon en 1904 soit un an avant l’adoption de la loi sur la Séparation des Eglises et de l’Etat.

Les Républicains que l’on retrouve dans les rangs du Parti Radical et de ses différentes branches comme celle qui se revendique « Radical-socialiste » mène campagne à ce propos. Ils sont relayés par les frères des loges maçonniques fort présentes dans le secteur. Le Parti Ouvrier de Jules Guesde a une influence électorale non négligeable dans le Biterrois. Le journal conservateur, et même royaliste, « Le publicateur de Béziers » rend compte des luttes qui sont engagées.

Le quotidien de la ville nous est raconté avec des tas d’anecdotes. Il y a par exemples trois clubs vélocipédiques. Il est fait était de duels qui ont lieu, tiens dans l’un d’eux est en scène le fils de Ferdinand de Lesseps, sous-officier dans une des unités qui sont en garnison dans la ville. Il y a un escadron de cavalerie et un bataillon d’infanterie.

Diverses actions sociales sont citées. La grève des charretiers est mal organisée. Celle des maréchaux-ferrants l’est davantage. Les employés du tramway électrique paraissent plus combatifs. En tout à cas on assiste à plusieurs reprises à des mouvements revendicatifs.

Le rendement viticole s’est amélioré. La viande venue d’Algérie concurrence sérieusement celle produite en France. Le mouton est nettement plus algérien que français.

Bref, on ne saurait tout raconter, mais c’est vraiment un monument que ce livre édité par Le chameau malin.



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