Visite d’un curieux musée
- crosjacques2
- 9 août 2022
- 2 min de lecture
J’étais dans le groupe d’une dizaine de personnes qui, après la Marche de la Paix ont visité un musée privé. Il a été aménagé dans une maison familiale qui appartient aux trois frères Galtier. Située place Pasteur, sur la rive droite de l’Orb, un peu en aval du pont qui le traverse, elle est le berceau des activités de leurs ancêtres.
Parmi eux l’un était charron et j’ai le souvenir d’avoir vu cercler une roue de charrette au bord de l’eau ! C’était à l’automne 1959 et un feu avait été allumé pour chauffer le métal et le dilater afin de l’ajuster sur le montant en bois. Je n’aurais pas imaginé que 63 ans plus tard je rentrerai dans l’atelier où cette roue avait été réalisée, du moins pour sa partie en bois..
Une manière d’enseigne présente différents éléments de cette famille. Figure un nommé Royo venu de la région de Barcelone dans les années 1900 qui fabriquait des manches d’outils. On suppose pour des pioches notamment. Un autre, qui s’appelait Galtier, avait créé là une échoppe de cordonnier. Les clients ne rentraient pas dans la boutique, les transactions se faisaient par la fenêtre.
Le premier étage était consacré aux appartements de la famille. Actuellement y sont exposés des vêtements et des souliers de femmes. Ici le guide, un des frères de Gérard, nous raconte l’évolution de la mode, les conventions qui étaient appliquées. On y apprend que le pigment noir était difficile à fixer sur le tissu. Que le jais a permis de garnir les robes de perles. Que leur longueur a commencé à raccourcir avec la guerre de 14 afin de permettre aux femmes de remplacer les hommes dans les usines ou aux champs.
Nous redescendons au rez-de-chaussée où était l’atelier du charron. Dans le temps le sol était couvert d’un tapis de copeaux mais les crues de l’Orb ont fait le ménage. Il y a encore le soufflet de la forge, le moteur qui entrainait par des poulies et des courroies divers accessoires.
Une calèche destinée à promener des enfants est l’objet d’un long développement de l’autre frère de Gérard. Il poursuivra la visite avec des explications sur plusieurs petits métiers tel ai-je cru comprendre, mais je n’ai pas pu terminer la visite, j’étais trop fatigué, un fabricant de sabots.
Une aventure que celle menée par les trois frères avec ce qui a été la maison de leur famille !




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