Stupeur et tremblements (livre)
- crosjacques2
- 27 févr. 2023
- 2 min de lecture
Il s’agit d’un roman d’Amélie Nothomb, une auteure belge, publié en 1993 me semble-t-il. On en a fait un film qui est passé à la télévision avec le même titre.
C’est l’histoire d’Amélie-San (Mademoiselle Amélie ?) qui a été recrutée par la compagnie japonaise Yumimoto. On y prend connaissance de l’état d’esprit qui règne dans l’entreprise. Il est caractéristique de ce qu’il est partout au Japon.
Il y a une structure très hiérarchisée. Amélie est sous les ordres de Fubuki Mori, une des rares femmes à avoir accédé au statut de cadre chez Yumimoto. Au dessus il y a Monsieur Saito qui est quelque chose comme chef de service. Plus haut c’est Monsieur Omochi, le sous-directeur. Coiffant le tout Monsieur Haneda est le directeur.
Un tel système conduit immanquablement à la soumission de chacun dans l’idée qu’il a de l’adhésion à l’entreprise. C’est le capitalisme arrivé à un stade de quasi perfection.
La situation des femmes dans un tel système est particulièrement difficile. C’est le cas de Fubuki Mori qui a pourtant de grandes capacités et qui de plus est une belle femme. Oui mais, honte sur elle, elle a plus de 25 ans et n’est pas mariée !
Amélie se voit confier des tâches subalternes, telle s’occuper de photocopier des documents. Sa mission se heurte aux exigences tatillonnes de Monsieur SaIto. Elle se voit réduite à mettre à jour les calendriers et à servir le café ou le thé. Mais là aussi il y a une étiquette à respecter.
Ah mais voilà une occasion de promotion, Monsieur Tenshi, le responsable des produits laitiers, va utiliser ses compétences pour développer l’allégement du beurre. Justement la Belgique est en pointe sur ce secteur. Eh oui mais Amélie est passée outre en produisant son rapport sur ce qu’on attendait d’elle compte tenu de sa position dans la hiérarchie.
On la voit un temps au service de la vérification des notes de frais présentées par les employés envoyés de par le vaste monde. Là c’est carrément la catastrophe. Sa supérieure hiérarchique est elle-même mise en cause et si elle parvient à rester impassible, après la violente agression qu’elle subit de la part de plus gradé qu’elle, elle ne peut s’empêcher d’aller pleurer dans les toilettes.
Un lieu ou finalement Amélie est affectée. Eh non, ce n’est pas facile à gérer, comme le personnel est essentiellement masculin, cela pose problème et la majorité de ceux qui ont des besoins à satisfaire perdent du temps à descendre à l’étage inférieur.
Eh non, Amélie se refuse à démissionner, il y va de son honneur ! Elle résistera jusqu’au bout de son contrat d’un an qui se termine le 7 janvier 1991. Les entretiens avec les quatre responsables qu’elle doit avoir pour prendre définitivement congé ne manquent pas de saveur.
« Stupeur et tremblements » était aussi l’expression employée pour rendre compte d’une audience auprès de l’Empereur du Japon. Eh oui le modèle nippon n’a rien d’exaltant !




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