Oli chez les Vezo
- crosjacques2
- 29 déc. 2022
- 3 min de lecture
Ainsi était titré cet épisode de la série « Rendez-vous en terre inconnue » qui passait ce mercredi 28 décembre sur FR 5. Oli ? C’est un musicien de Toulouse et il est amené par Raphael de Casabianca dans une île située au sud ouest de Madagascar. Là vit une communauté de pêcheurs dans des conditions tout à fait insolites. Ils n’ont que les ressources de la mer pour toute économie.
C’est le scénario habituel de la série. Oli quitte la France les yeux bandés et un casque lui empêchant d’entendre. Après un long voyage en avion puis en voiture ils seront réceptionnés par leurs hôtes qu’ils attendent dans un lieu qui a été convenu
Comme toujours dans ce type d’émission on ne voit pas l’ombre d’un cameramen et pas davantage celle d’un interprète. Mais ici on ne devait pas avoir besoin de truchement. Ainsi qu’à l’accoutumée c’est assez théâtralisé et il est fait référence aux bons sentiments des deux côtés des protagonistes. On suppose qu’une rémunération est prévue pour ceux qui accueillent.
Les visiteurs sont amenés sur l’île à bord d’une pirogue à balancier. La traversée dure une heure et demie. Des cabanes en bois sont la résidence des habitants. Le premier repas est fait de riz et de haricots. C’est que la pêche n’a pas été bonne ces jours derniers.
Le lendemain une nouvelle tentative aura lieu. Une dizaine de pirogues vont placer 800 m de filet dans l’espoir de cerner un banc de poissons qui a été repéré. L’opération est un échec, les pêcheurs rentrent bredouillent ! On devine ce qu’il y aura encore au menu des repas les jours qui suivent.
Le vent ne permet pas d’effectuer une nouvelle sortie. Il n’empêche pas toutefois d’organiser une course en mer, une activité populaire pour ces pêcheurs professionnels. Un peu moins dangereuse que la pêche elle-même.
On fait connaissance d’un groupe de trois femmes occupées à ramasser des oursins sur la plage à marée basse. Elles sont plutôt belles et ouvertes. L’une d’elles porte un enfant sur le dos. Elles racontent leur vie.
Ah, il y a une expédition vers la côte de Madagascar où un marché permet de s’approvisionner de tout ce qui est indispensable sur l’île où il n’y a que du poisson et des figues de barbarie. On trouvera sur ce marché de la nourriture, des vêtements, du bois pour cuire ce que l’on mange….
Ah, on rapportera de cette expédition de l’eau douce. Pour cela on creuse des trous dans le sable et avec un peu de chance on atteint une nappe phréatique qui permet de remplir les bidons apportés dans les pirogues puis convoyés vers l’intérieur des terres par des charrettes tirées par des couples de zébus.
Le temps s’étant amélioré une nouvelle opération de pêche est programmée. Cette fois elle est fructueuse. Le poisson attrapé est ramené sur la plage où on procède au partage. Les propriétaires des pirogues ont droit à la moitié de ce qui a été pris. Le reste va aux autres participants. Les familles du village qui n’ont pas la possibilité d’envoyer un de leurs membres à la sortie en mer ne sont pas oubliées.
On ne va pas tarder à faire ses adieux. Oli compose pour la circonstance une manière de poème en forme de rap. Raphaël choisit un prénom pour le bébé de Germain qui vient de naitre. On est dans le registre émotionnel habituel.
Ah nous avons appris que dans le passé les Vezo suivaient le déplacement des bancs de poissons et utilisaient les voiles carrées de leurs pirogues comme toiles de tente qu’ils dressaient sur la terre où ils accostaient. On les désignait d’ailleurs par l’expression de « Nomades de la mer ».




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