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Mille femmes blanches (suite et fin)

  • crosjacques2
  • 28 janv. 2023
  • 2 min de lecture

L’auteur, Jim Fergus


Ça y est, j’ai terminé la lecture de ce livre de Jim Fergus. Eh, il compte presque 500 pages ! C’est un roman, l’auteur a brodé à partir de l’histoire d’une ancêtre qui, pour échapper à son internement dans un asile psychiatrique, est volontaire pour participer à la mission d’intégration des Cheyennes à la civilisation des Blancs.

On ne peut prendre l’ouvrage comme un fait historique certain, toutefois l’auteur est suffisamment au courant de ce que sont les Cheyennes pour prendre sérieusement en compte la description qui nous est faite de leur mode de vie.

C’est un peuple de chasseurs cueilleurs. Ils ne pratiquent nullement l’agriculture. La poursuite des bisons les amène à avoir une vie nomade qui peut être très fragmentée, il arrive en pleine saison que leur campement ne soit établi que pour une journée.

Ils utilisent les peaux des bêtes qu’ils tuent pour faire des vêtements, des couvertures, des mocassins, leurs tipis sans doute aussi. Les femmes sont chargées de la vie domestique ainsi que de la récolte de divers produits que fournit la nature. On perçoit une aspiration à l’égalité entre sexes, un combat que mène May Dodd, l’héroïne du roman qui tient un cahier journal.

Il y a des rites au sein de la société cheyenne. L’usage du calumet en est une des illustrations. Est citée aussi une variante du sauna. Il y a encore la baignade le matin dans l’eau glacée et le vol de chevaux à l’encontre d’autres tribus indiennes. Cela peut dégénérer en acte d’une barbarie insoutenable comme l’exécution d’une douzaine de bébés.

Le voisinage des Blancs a pour conséquence l’addiction des Cheyennes au wiski. Une nuit de beuverie s’accompagne de désordres complétés par des scènes de viols effrayants. Des scènes que l’on retrouvera avec la prise des femmes par les hommes d’une tribu ennemie.

Il y a des comptoirs installés dans les forts militaires dans lesquels les Indiens peuvent se procurer ce qui leur est devenu nécessaire comme le café, le sucre, le tabac, des armes et de la poudre pour la chasse, des ustensiles de cuisine… L’ensemble est échangé contre des peau de bisons ou d’autres animaux.

Les femmes blanches qui se sont mariées avec des Cheyennes se retrouvent enceintes. C’est d’ailleurs un des aspects prévus par leur mission. May Dodd accouche d’une fille dont le père biologique n’est à coup sûr pas son mari, le chef Litle Wolf, mais le capitaine John Bourke avec lequel elle avait eu une aventure.

Un événement vient bouleverser le plan prévu par Ulysse Grant, le président des Etats Unis. Il s’agit de la découverte de gisements d’or dans les Blacks Hills, un territoire concédé aux Indiens comme réserve. La ruée des prospecteurs met en cause les possibilités de chasse, base de l’économie des Amérindiens. Des incidents éclatent, l’armée intervient et un massacre est perpétré contre le camp cheyenne.

Epilogue : le cahier journal de May Dodd est retrouvé et exploité par le frère Anthony, un catholique qui avait succédé au pasteur Lapin Blanc destitué pour des faits de pédophilie. Son contenu est communiqué aux descendants encore en vie de l’héroïne qui a succombé à la blessure subie lors de l’intervention des soldats.

Une allusion à la situation actuelle de ce qu’il reste des Cheyennes, confinés dans les HLM (sic) construits dans leur réserve, est mentionnée.



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