Le Premier Convoi 1848
- crosjacques2
- 19 nov. 2022
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J’ai entrepris la lecture de ce roman historique de Michèle Perret. Il m’a semblé particulièrement didactique. Il commence par un rappel du débarquement le 14 juin 1830 à Sidi Ferruch d’un corps expéditionnaire composé de 37 000 soldats. Nous sommes sous le règne de Charles X et c’est Bourmont, son ministre de la guerre, qui a obtenu que l’opération militaire qu’il commande ait lieu.
Est évoquée l’affaire du coup d’éventail qu’aurait reçu notre consul Deval en 1927 qui a servi de prétexte à cette expédition. Le 5 juillet la ville d’Alger est prise, le dey représentant la puissance ottomane ayant capitulé. Cela n’empêche pas la fin du règne de Charles X qui démissionne le 2 août et part en exil.
Lui succède Louis-Philippe, « roi citoyen » et cousin de celui qui a été déchu. La bourgeoisie n’a pas voulu de la République. Nous sommes sous la Monarchie de Juillet qui va être renversée par la Révolution de 1848 qui s’est déroulée du 22 au 25 février.
La République qui s’est instaurée n’a pas su résoudre les problèmes socio-économiques auxquels le pays était confronté. Des Ateliers Nationaux ont été créés à Paris afin de donner du travail à la multitude de Parisiens qui sont au chômage. Des restrictions sont apportées avec la réduction à 1 F de la journée qui était payée 2 F. Les Provinciaux sont refusés et finalement en juin 1848 ces Ateliers Nationaux sont fermés.
C’est l’insurrection dans le faubourg Saint Antoine. Dans le bistrot Au Trou Normand sis au faubourg Saint Antoine, le patron qui justement s’appelle Antoine, accueille les insurgés. Mais la révolte est réprimée par la Garde nationale commandée par le général Cavaignac. On fusille à tour de bras !
Antoine est recherché et il doit se cacher. Avec son épouse Léonie et Pierre leur enfant ils sont hébergés par Jeanne et Raoul. Solution provisoire qui ne pourra pas résister à l’ampleur des difficultés.
C’est alors que germe chez Jeanne et Léonie l’idée de s’inscrire pour s’installer comme colons en Algérie. Une rencontre a lieu avec Lamartine que connait Jeanne. Le poète est alors ministre et est à l’origine d’un Décret du gouvernement en date du 19 septembre 1848 pour financer le voyage et l’installation des candidats à cette émigration.
Un convoi de 870 personnes va partir de Pais pour Marseille le 8 octobre 1848. Ils rallieront d’abord par voie fluviale ce port de la Méditerranée où ils embarqueront direction la province d’Oran. Ils seront réceptionnés dans le village de Saint-Cloud. Des précisions sont apportées sur les motivations du pouvoir, les conditions d’accueil ainsi que celles du voyage.




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