Il faut raison garder
- crosjacques2
- 13 nov. 2022
- 2 min de lecture
A plusieurs reprises j’ai vu passer sur Facebook un dessin humoristique concernant le fait que l’on dépense des sommes considérables pour savoir s’il y a de l’eau sur Mars alors qu’il faudrait en chercher sur Terre pour alimenter les endroits où elle fait défaut. Les internautes qui publient ce genre de post ajoutent très souvent qu’on n’a pas trouvé sur notre planète trace de vie intelligente.
Je reconnais volontiers qu’il y a des tas de besoins qui ne sont pas satisfaits dans notre monde. Celui de l’accès à l’eau potable en est un. Il y en a d’autres, la santé, l’éducation par exemple sont recensés. Et dans de nombreux cas la question de la faim n’est pas résolue.
Mais qu’est-ce qui est en cause ? Eh bien selon moi ce n’est pas à coup sûr la science. Elle nous permet de connaitre l’environnement qui est le nôtre, de le comprendre et d’agir en conséquence. C’est un facteur de progrès pour le genre humain.
On notera d’ailleurs que les prouesses technologiques réalisées pour la conquête de l’espace ont nécessairement des retombées dans notre quotidien. On ajoutera que les dépenses occasionnées dans ce sens ne sont pas du même ordre de grandeur que celles consacrées à l’armement.
Et par ailleurs si elles font courir des risques à quelques astronautes elles ne mettent pas en cause la survie de l’humanité comme le fait l’éventualité d’une apocalypse nucléaire.
Il faut raison garder et ne pas mettre sur le compte de la science des désordres dont est responsable notre société. Nous avons déjà cité les dépenses militaires dont la réduction permettrait de résoudre une bonne partie des problèmes auxquels l’humanité est confrontée. Il y a aussi toute la boulimie de profits que génère la logique de notre système.
Ce ne sont ni les télescopes spatiaux, ni les sondes envoyées sur Mars ou sur un astéroïde, voire aux confins de notre système solaire, qu’il faut dénoncer dans les carences constatées, mais le capitalisme. Nous gagnerions à clarifier les choses en évitant, sous couvert de bons mots, de dédouaner le coupable.




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