Dans le secret des hiéroglyphes, les frères Champollion
- crosjacques2
- 9 oct. 2022
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C’est le titre d’un documentaire, que l’on doit à Jacques Plaisant, qui était programmé ce samedi 8 octobre sur Arte. Nous sommes à quelques jours eu bicentenaire de la communication de Jean-François Champollion qui rend compte du déchiffrage des hiéroglyphes égyptiens qu’il a obtenu.
On a droit à quelques explications en visionnant de film. L’écriture peut être phonétique comme celle que nous connaissons avec notre alphabet. Elle est faite de lettres représentant des sons qui sont assemblés. Elle peut être construite avec des idéogrammes, les signes représentant chacun un objet ou une idée, c’est ainsi que fonctionne l’écriture chinoise. Pour les hiéroglyphes égyptiens c’est un système mixte associant la phonétique et l’idéogramme.
La pierre de Rosette a permis aux chercheurs de résoudre l’énigme. Elle a été découverte par un lieutenant du Génie dans la ville qui porte ce nom en 1799 lors de la campagne menée par Bonaparte. Elle a par la suite était saisie comme butin de guerre par les Anglais après la reddition des Français consécutive à la défaite de leur armée.
Cette pierre porte gravées trois versions d’un même texte, l’une en grec, l’autre en hiéroglyphe originel, la troisième est en démotique, un système d’hiéroglyphes simplifié utilisé couramment par les scribes. Champollion reconnait le cartouche du pharaon Ptolémée V dont la traduction en langue égyptienne ne pouvait se faire que de manière phonétique ce qui lui a permis de comprendre le mécanisme de l’écriture des hiéroglyphes.
Il faut préciser que Jean-François Champollion avait connaissance du copte, une langue morte utilisée dans la liturgie de cette religion chrétienne, qui était en fait la langue de l’Egypte ancienne. Sans doute avait-elle été modifiée quelque peu au cours des siècles.
Le film documentaire donne une biographie de Jean-François Champollion. Il est né à Figeac dans le Lot en 1790 dans une famille venue du Dauphiné. Il sera pris en charge par son frère aîné Jacques-Joseph qui est professeur à Grenoble où le préfet est un égyptologue passionné. Il a fait partie de la cohorte des scientifiques qui ont accompagné Bonaparte dans son expédition en Egypte.
Les deux frères connaîtront la disgrâce lors de la seconde Restauration. C’est qu’ils avaient participé au retour triomphal de Napoléon de l’île d’Elbe lors de son passage à Grenoble. Ils seront obligés de revenir à Figeac où leur situation matérielle est difficile.
La situation finit par s’arranger et Jean-François est nommé responsable des collections égyptiennes au musée du Louvres par Charles X. Il poursuit ses recherches sur les hiéroglyphes à l’aide d’une copie de la pierre de Rosette. La correspondance avec son frère témoigne de la participation de celui-ci aux travaux effectués.
En 1828 Jean-François Champollion effectuera un voyage en Egypte et aura ainsi l’occasion de vérifier avec les nombreuses inscriptions relevées, en particulier à Abou Simbel, la validité de son déchiffrage des hiéroglyphes. Un déchiffrage qu’il complètera par une connaissance plus précise l’histoire de l’Egypte avec les dynasties qui se sont succédé. C’est en quelque sorte le père de l’égyptologie.
Il rentre à Paris épuisé et sans doute malade. Il meurt en 1832 et est mondialement connu comme le déchiffreur du système des hiéroglyphes. Il a emporté la victoire dans la compétition entreprise avec Young, son collègue anglais.




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