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Congo

  • crosjacques2
  • 4 déc. 2022
  • 2 min de lecture

C’est le titre d’un livre très court, moins de cent pages, que l’on doit à Eric Vuillard. L’auteur est né à Lyon en 1968. Ecrivain et réalisateur il a obtenu le prix Goncourt en 2017 pour l’Ordre du Jour. Il y a d’ailleurs des similitudes dans les deux récits.

Avec Congo on commence la lecture çà l’ouverture de la conférence de Berlin qui a lieu le 15 novembre 1884 au palais de Radziwill. Les plénipotentiaires sont accueillis par Bismarck et le responsable de la délégation française est un nommé Alphonse Chodron de Courcel.

L’objectif est le partage du monde entre les puissances européennes. L’Angleterre et la France se sont déjà taillées des empires coloniaux mais il y a aussi l’Espagne, le Portugal, la Hollande… L’Italie voudrait un morceau de la galette, l’Allemagne également. Il y a encore la Belgique, tout petit pays qui a des ambitions

Enfin c’est plutôt Léopold II qui en a pour elle. Comme il règne mais ne gouverne pas il va s’approprier à titre personnel le Congo, vaste territoire qui n’est pas un Etat puisque il n’y a pas d’infrastructures collectives.

Il a un pion sur le terrain, l’explorateur Stanley qui ouvre la voie et une piste le long du fleuve. La couverture de l’ouvrage le présente coiffé d’un casque colonial, chaussé de bottes qui arrivent au genou et tenant un fusil dans les mains. Un enfant noir est derrière lui.

Le Congo c’est du caoutchouc ainsi que diverses autres matières premières susceptibles de rapporter de l’argent. On va donc exploiter le pays et ses richesses et la population qui l’occupe. On fait connaissance de Charles Lemaire, un officier belge qui est lui aussi un explorateur. Il est représentatif de l’armée coloniale qui se met en place.

Dans les rangs de celle-ci on compte Léon Fievez à qui l’on doit peut-être la pratique d’amputer les Noirs de leur main droite, soit pour comptabiliser les opposants à la civilisation apportée par la Belgique tués, soit aussi, qui sait, pour punir les travailleurs indolents. On a droit à la fin du livre à la mort de ce Fievez qui a peut-être des remords de conscience.

On a aussi les portraits des frères Goffinet, des jumeaux qui sont dans les affaires. Ils sont au service de Léopold, le pharaon du caoutchouc. Il avait organisé en 1876 une conférence géographique internationale dans son palais de Laeken. Elle avait donné naissance à un club philanthropique !

L’idée que les puissances colonisatrices apportaient la civilisation aux peuples à qui elle faisait défaut a été reprise par Jules Ferry, le père de la laïcité ! Tiens j’ai appris aussi que Chodron de Courcel avait été envoyé en Allemagne par Léon Gambetta. La République n’avait guère de contraintes morales avec le colonialisme !



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