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Aquò es un barral

  • crosjacques2
  • 8 janv. 2022
  • 2 min de lecture

C’est du moins ainsi qu’en occitan on désigne le tonnelet dont la photo illustre notre article. Une photo récupérée sur le compte Facebook de Mélanie Laupies qui enseigne l’occitan à l’université.

Elle nous a indiqué que l’objet se trouve à Caen, exposé dans une vitrine d’un musée de la ville. Peut-être n’était-il pas destiné comme chez nous à contenir du vin ? Il est par ailleurs original avec ce qui est écrit sur une de ses faces.

Eh oui, en 1798 on était en République. Pas pour très longtemps, Directoire et Consulat préparaient l’Empire. Ainsi que le dit Victor Hugo à propos de 1802, l’année de sa naissance, « Ce siècle avait deux ans… déjà Napoléon perçait sous Bonaparte ». Le propriétaire d’aqueste barricòt était, c’est nettement affirmé, un Républicain.

Ici dans le Midi viticole un barral pouvait contenir de 3 à 6 litres de vin. Il servait à mettre la quantité de vin que l’on pouvait consommer quand on effectuait un travail assez loin de son domicile. C’était la provision des charretiers qui effectuaient de longs déplacements.

A Cessenon on cite Milou et Gustou de Totsants (C’était le prénom deleur père, Toussaint) qui emportaient un barral avec eux quand anavan fotjar una vinha luènha (quand ils allaient piocher une vigne éloignée). La canal de Totsants, ainsi qu’on appelait le tènement n’était guère fertile et nos viticulteurs considéraient qu’ils rapportaient sur leur terre à coups de barral le vin produit par la vigne qu’ils cultivaient. Ils estimaient qu’ils auraient dû construire la cuve de vinification sur place !

On remplissait souvent lo barral d’un ouvrier chargé de transporter le vin vendu par un vigneron. C’était une manière de pourboire. Ce vin pouvait être acheté par des consommateurs qui n’avaient pas de vigne. Il était en général de bonne qualité, on parlait de vin de barral.

J’ai eu un parent, le mari d’une cousine germaine, qui dans les repas de fête interprétait une chanson qui répétait « Ambe lo barral » (Avec le tonnelet).J’ai le souvenir aussi de la réflexion de ma grand-mère maternelle commentant un conseil de révision qui était prévu au chef-lieu de canton d’un « I aura de barral ! » (Il y aura du chahut !)


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