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Georges Marchais, l’homme qui avait choisi son camp

  • crosjacques2
  • 13 déc. 2022
  • 2 min de lecture

Comme sans doute de nombreux communistes, ainsi d’ailleurs que des non-communistes, j’ai suivi l’émission de LCP qui a présenté ce documentaire dans sa série « Débatdoc ». Un film que l’on doit à Gérard Miller qui m’a appris des choses, en particulier sur sa biographie.

Je n’ai personnellement rencontré Georges Marchais qu’une seule fois. C’était en 1963 à Béziers, salle Azam. Il devait être alors secrétaire à l’organisation et c’était une réunion départementale des militants du PCF.

La question qui a été posée c’est pourquoi le parti communiste français qui en 1979 faisait 20 % aux européennes a commencé à chuter avec les élections présidentielles de 1981 et a progressivement disparu du paysage politique. Je ne considère pas que Marchais en est responsable

Pas plus d’ailleurs que l’aura dont il a longtemps bénéficié auprès des électeurs lors de ses prestations télévisées n’était due à son seul mérite. Le PCF avait alors le vent en poupe et avait une solide implantation dans les collectivités territoriales ainsi que dans de nombreuses organisations de masse.

Le contexte économique permettait en effet par le jeu de l’union et de l’action d’arracher au capitalisme la satisfaction de revendications non négligeables. Le programme commun qui avait été obtenu s’inscrivait dans cette orientation.

On sait qu’il s’est heurté à l’écueil qu’a été le laminage électoral des communistes au profit des socio-démocrates. Cela s’est traduit par le plan de rigueur qu’a développé Mitterrand et l‘échec de la gauche qui s’est amplifié parc la suite avec quelques soubresauts parfois.

Sans doute faut-il tenir compte des déclarations maladroites de Marchais à propos de la guerre de l’Union soviétique en Afghanistan. On peut ajouter aussi le retard pris par la direction du parti communiste au sujet de la force de dissuasion. On a le souvenir des positions défendues par Kanapa dans ce domaine.

Avec la gauche plurielle sous l’autorité de Jospin on récidive dans le domaine social. Là Georges Marchais n’est en rien responsable, Il a quitté la fonction de secrétaire général en 1994 et est décédé en 1997. Mais contre ceux qui sur le terrain font état du mécontentement devant les difficultés enregistrées la réponse est un satisfecit du bilan, sauf que le 21 avril 2002 le score de Jospin, comme celui de Le Pen aurait dû inciter à une remise en question !

Cela n’a pas été fait et on a continué à avancer, un pied dans le vide, l’autre sur rien du tout. A l’image de Vil-Coyote on ne pouvait que chuter. Une chute qui entraîne dans le vide aussi bien le PS que le PCF.

Oui nous avons entendu Fabien Roussel prôner la nécessité de refuser la résignation et la morosité en s’engageant dans la campagne des Jours heureux, nous pouvons être d’accord. Il est pour cela opportun de dénoncer ainsi qu’il l’a fait, la signification de l’appel au vote utile qu’on nous a rejoué en 2022 Ce qui est à l’ordre du jour c’est la fin de la logique du profit et l’appropriation collective des moyens de production et d’échange, en un mot il faut en finir avec le capitalisme.


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