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Quand il neigeait sur le Djebel Amour

  • crosjacques2
  • 20 déc. 2022
  • 2 min de lecture

Il s’agit d’un livre écrit par un ancien d’Algérie, René Knégévitch, avec lequel je suis en contact. Le djebel Amour est situé au sud de Géryville, dans un secteur où j’ai été quelque temps, un peu après l’auteur.

Je n’ai pas encore lu l’ouvrage mais j’ai suivi sur le blog de Michel Dandelot la conférence que René Knégévitch a faite à Brive-la-Gaillarde le 13 novembre 2021 au cours de laquelle il l’a présenté. L’initiative était due au comité du Mouvement de la Paix de la Corrèze et a une association qui s’intitule Peuple et Culture Corrèze.

Voici le lien qui permet, via le blog de Michel, de visionner la vidéo de cette conférence :

Je l’ai trouvée fort didactique, mêlant des témoignages précieux de René Knégévitch au déroulement de l’histoire. Notre appelé du contingent est enseignant quand après un sursis, il est incorporé à Bordeaux. Il a alors 24 ans.

On lui refuse la possibilité de suivre la formation qui lui aurait permis d’accéder au grade d’officier. C’est qu’il est marqué à l’encre rouge comme adhérent du parti communiste et militant du Mouvement de la Paix.

Après quatre mois de classe il est envoyé à Aflou une localité située dans le djebel Amour où il a une fonction de comptable qui ne lui épargne ni de monter la garde, ni de participer à des patrouilles ou à des embuscades ni à assurer des liaisons vers des postes isolés.

Il est témoin d’exactions diverses telle la pratique généralisée de la torture, les corvées de bois ou le largage dans le vide des prisonniers en surnombre dans les centres de détention depuis un hélicoptère.

Il prend quotidiennement des notes sur ce à quoi il assiste. Ah, il fait état de malversations en ce qui concerne le paiement de la solde de harkis fictifs, les sommes ainsi détournées devant aboutir dans la poche de quelques gradés de haut rang. Dans le même esprit est considéré comme opération un repas de fête avec méchoui au menu. Cela permet d’augmenter de 17 % ce qui est versé aux militaires de carrière.

Il évoquera la responsabilité des dirigeants politiques de cette époque, Guy Mollet, Michel Debré, François Mitterrand… Il rendra compte des conséquences de l’enfermement des Algériens dans des camps de regroupement.

Il fera état de la composition de la Légion étrangère qui a recruté d’anciens SS. Il nous parlera aussi des difficultés du retour à la vie civile, des silences qui n’ont pas permis que se libèrent les consciences, du rôle de l’action psychologique.

Le débat qui a suivi la conférence a souligné l’intérêt de ce genre d’initiatives dans la guerre des mémoires que se livrent les protagonistes de cet épisode si peu glorieux de notre passé. Des faits sont tus ou escamotés et de tels témoignages permettent de corriger quelque peu un récit dans lequel les tenants du colonialisme et de l’Algérie française n’ont pas renoncé à falsifier l’histoire.



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