Krivine est décédé
- crosjacques2
- 14 mars 2022
- 2 min de lecture
Bien sûr comme tout le monde j’avais eu l’occasion de le voir et de l’entendre. J’ai reçu d’un contact que j’ai par internet une manière de biographie du personnage. J’ai appris des choses.
Nous n’avions pas exactement les mêmes idées mais certaines d’entre elles étaient proches. Nous allons essayer de faire le point sur ce que nous avons retenu de notre lecture.
Un grand-père d’Alain Krivine était un Juif ukrainien qui avait quitté son pays à cause des pogroms au temps du tsarisme. L’Ukraine faisait alors partie de l’empire du tsar de toutes les Russies. Ce grand-père était d’ailleurs de l’ethnie juive mais n’était pas de confession israélite, il était athée.
Notre responsable de la JCR, puis de la LCR et du NPA a certes le mérite de ne pas avoir été carriériste. On ne peut pas l’accuser comme ces nombreux gauchistes d’être entré au parti socialiste à une époque où il avait le vent en poupe.
J’ai un peu pratiqué cette mouvance anarchisante au sein de la FEN et surtout du SNI (Syndicat National des Instituteurs). Ils étaient férocement anticommunistes et il aurait fallu se doper à la morphine base pour rester sereins au sein des instances syndicales où nous étions minoritaires.
J’ai découvert que Krivine avait fait ses armes au parti communiste et à l’UEC. Il reproche aux députés communistes le vote des pouvoirs spéciaux le 12 mars 1956. Tiens moi aussi ! On en connait les conséquences avec l’intensification de la guerre en Algérie et le Coup d’Etat de 1958 !
Ah il accuse le PCF d’avoir demandé la paix en Algérie plutôt que l’indépendance. Je considère que c’était ce qui permettait de faire avancer les consciences car la paix ne pouvait s’obtenir que par la fin du colonialisme.
Au demeurant on ne pouvait entreprendre que ce que permettait le rapport des forces. Je m’en suis rendu compte sur le terrain ai temps de ma présence dans l’armée coloniale de mars 1960 à avril 1962. On ne fait pas ce qu’on veut mais ce qu’on peut ! Et quand on fait ce qu’on peut on fait ce qu’on doit !
Ah, il y a eu aussi le ralliement à la candidature de Mitterrand en 1965. Personnellement j’ignorais assez les positions qui avaient été les siennes pendant cette période de notre histoire mais je veux bien prendre en compte la critique émise à ce propos. D’autant qu’elle a une résonnance dans l’actualité.




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