Georges Marchais, l’homme qui avait choisi son camp
- crosjacques2
- 13 déc. 2022
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La lettre de menaces de mort
Je n’avais jamais eu l’occasion de la rencontrer mais je connais bien son mari avec lequel j’ai participé à diverses initiatives pour la paix et pour la vérité sur ce qu’ont été le colonialisme et la guerre menée par la France pour tenter de le perpétuer.
L’épouse de Georges était d’origine espagnole. Elle s’appelait Sacramento de son prénom et Llamas de son nom de fille. Ses parents vivaient à Aspiran, une commune proche de Pézenas Elle avait été normalienne à l’Ecole Normale d’Institutrices de Montpellier et son premier poste avait été à la clinique Sainte Vital au dessus de Lamalou.
En 1957 elle avait suivi son mari nommé à Bône en Algérie en tant que responsable des télécommunications du secteur. Elle avait exercé là son métier d’enseignante.
En 1961 lors du putsch des généraux la seule ligne de téléphone permettant de communiquer avec la métropole dans la région de Constantine aboutissait dans l’appartement de la famille Vercoutre. C’est ici qu’Ailleret, général loyaliste, put avoir grâce à Georges la liaison avec la France.
C’en était trop pour l’OAS qui adressa des menaces de mort à ceux qui avaient contribué à l’échec de la tentative de Coup d’Etat. Mme Vercoutre quitta précipitamment Bône avec ses quatre enfants et vint se réfugier chez sa sœur à Béziers, Elle fut en conflit avec son administration qui lui reprocha d’avoir abandonné son poste !
Georges la suivit quatre jours plus tard, échappant à un attentat de l’OAS dans un hôtel d’Alger Le container des affaires du déménagement fut l’objet d’un plasticage.
Les obsèques auront lieu le mercredi 14 décembre à 15 h 60 au Pech Bleu.
Une cérémonie est prévue le même jour à 17 h 15, à Vias, salle Vigneronne.
Nous présentons nos condoléances à tous ceux que ce deuil affecte.




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