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France – Algérie, quelles mémoires ?

  • crosjacques2
  • 22 janv. 2023
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 janv. 2023

C’est le thème d’une conférence donnée par Olivier Le Cour Grandmaison le 12 janvier à Montpellier. J’ai pu la visionner grâce au lien que Michel Dandelot a indiqué sur son blog. Le voici :

Evidemment le conférencier a une parfaite maîtrise de son sujet. Il le développe sur un ton assez irrévérencieux, à la limite de la provocation. Nous avions connaissance de plusieurs aspects du colonialisme, nous avons appris ou nous ont été rappelés certains détails.

Par exemple que les razzias effectuées par l’armée de conquête du pays visaient à supprimer définitivement les ressources de la population, ne se contentant pas d’un prélèvement déjà préjudiciable. Autre fait aussi l’absence de sanctuaire pour les civils a été soulignée.

Le fonctionnement des punitions collectives a été exposé. Injuste dans son principe il a eu des effets particulièrement négatifs pour l’économie de la société algérienne. Cela a été, avec les spoliations consécutives au insurrections la ruine pour les petits agriculteurs de Kabylie.

La science a été sollicitée pour justifier le colonialisme. La forme du crâne, sa capacité moindre chez les Noirs d’Afrique, ont permis d’étayer le racisme consubstantiel au colonialisme. Les dirigeants de diverses Républiques ont trouvé là de quoi écarter leurs scrupules !

Nous avons été en désaccord sur quelques points. La vision idyllique que nous a présentée Le Cour Grandmaison à propos des USA, de l’Australie ou de la Nouvelle Zélande ne correspond nullement au génocide infligé aux Amérindiens, aux Aborigènes où au sort réservé aux Maoris. Les excuses et les dédommagements financiers ne compensent pas ce qui a été subi !

Sur la portée dans la suite de l’histoire des drames du 17 octobre 1961 et de Charonne le 8 février 1962 il faut porter un jugement qui tienne compte de ce qui était en jeu. Ce qui a provoqué Charonne est dû à la prise de conscience des Français sur l’OAS et sur la nature de la guerre d’Algérie. L’événement a accéléré la signature des Accords d’Evian parce qu’il mettait à l’ordre du jour la question politique qui se posait au pays.

Concernant la position du parti communiste, je pense moi aussi qu’une erreur a été commise en signant les pouvoirs spéciaux le 12 mars 1956. C’est plus facile de le reconnaître aujourd’hui qu’à cette date. Par contre je considère que le slogan « Paix en Algérie » comportait en fait l’idée qu’il faudrait accéder à l’indépendance de cette ancienne colonie même si le PCF a accusé un certain retard à l’admettre.

A propos des soldats insoumis il faut prendre la mesure des problèmes qu’ils ont rencontrés. On ne pouvait pas espérer rallier sur cette position la masse des appelés du contingent. Il y a nécessité d’analyser ce qui est possible et pas seulement souhaitable. C’est toujours vrai et on ne peut se prévaloir d’un savoir incontestable pour porter un jugement suffisant et péremptoire en faisant l’impasse sur cette donnée. Il n’est que de voir ce qu’est encore la FNACA avec son incapacité à situer clairement le rôle qu’on a fait jouer au jeunes qui ont eu le malheur d’avoir 20 ans en ces temps là.

Le parti communiste n’est certainement pas exempt de reproches. Il reste qu’il a été le seul parti politique à s’engager contre le colonialisme et les guerres menées en Indochine ou en Algérie pour tenter de le perpétuer. Olivier Le Cour Grandmaison serait bien inspiré de s’en convaincre. On peut certes signaler la création du PSU, organisation qui n’a jamais rassemblé un nombre important d’adhérents ou d’électeurs, qui s’était constituée sur cette base.



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