Si on était à leur place ?
- crosjacques2
- 16 janv. 2023
- 2 min de lecture
Dans une page entière de l’édition du dimanche 15 janvier de Midi Libre, Robert Ménard avoue qu’il n’a pour ainsi dire pas de réponse aux questions socio-économiques qui se posent à nous. Cela concerne les Biterrois dont une fraction importante est en dessous du seuil de pauvreté.
Eh bien reconnaissons-le nous aussi, sans un changement fondamental de la logique qui gère notre monde, nous non plus n’aurions pas les moyens de résoudre les problèmes auxquels la grande masse de la population est confortée. Nous ne prétendons nullement que nous pourrions surmonter les difficultés d’un coup de baguette magique.
Mais ce qui nous différencie c’est que nous sommes partisans d’un programme politique de rupture franche et décisive avec un système qui a atteint ses limites historiques. Un système caractérisé par le mécanisme du profit qui fait que les sommes d’argent déjà accumulé exigent une rémunération qui est à l’origine de tous les désordres.
Le premier c’est l’exploitation renforcée de ceux qui n’ont que leurs salaires pour vivre. Cela concerne leur pouvoir d’achat, mais aussi leurs conditions de travail, l’emploi et présentement la protection sociale avec le projet rétrograde du pouvoir sur les retraites ou les services publics.
Il y a d’autres aspects qui sont venus s’ajouter à cette situation difficile. Parmi eu comptons la dégradation de l’environnement, le réchauffement climatique, la gestion des ressources de la planète Un ensemble qu’on peut classer dans la rubrique écologie.
Ajoutons encore la dimension de la sécurité, illustrée par les attentats terroristes et celle de la paix qui confirme ce qu’avait dit Jaurès à savoir « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ». La disparition de l’Union soviétique n’a pas éliminé les risques de conflit, celui qui se déroule actuellement en Ukraine en est la démonstration récente. Il n’est pas le seul. Nous avons connu des opérations militaires en divers points de la planète : Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, Yémen… sans oublier les injustices en Palestine ou ailleurs.
Le refus des puissances nucléaires, dont la France, de ratifier le TIAN est à prendre en compte à propos de la paix et du désarmement. Il interpelle les pacifistes qui jugent de manière fort pertinente que les forces de dissuasion sont dangereuses, inefficaces et particulièrement onéreuses.
A notre connaissance une telle analyse n’est pas faite par notre maire et partant il n’a pas de perspective de solution. Nous avons pris acte qu’il est revenu sur les positions particulièrement xénophobes qui avaient été les siennes à propos des réfugiés syriens. Il y a encore des progrès à faire au sujet du colonialisme et de la guerre menée par la France en Indochine et en Algérie pour tenter de le perpétuer !
Il reste aussi à régler tout le volet social qui exige, ainsi que nous en avons fait état, un changement radical de la logique qui est la règle en France, dans l’UE er dans la majorité des pays. Et pas plus l’extrême droite que la droite classique ou les variantes réformistes ne sont en mesure de réaliser de telles transformations qui sont résolument révolutionnaires. Nous pensons pourtant qu’il n’y a pas d’autre voie pour sortir de l’impasse dans laquelle nous sommes englués !




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